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Avis Important
Attention je te conseille de mettre ça sur ton blog, car en ce momment skyblog et skyrock sont en maintenance et ils vireront tous ceux qui on pas mis ce message ci-dessous sur leurs blogs :

Saturation : Depuis quelques mois des utilisateurs créent des blogs pour y mettre des images blanches afin de saturer le système. Dans le but de vous offrir le meilleur service possible nous vous demandons de copier et de mettre cet article dans votre blog (sous forme de nouvel article et sans image) pour faire passer ce message et de s'assurer que votre skyblog est encore en activité. Ne changez aucun mot de l'article sinon le service ne pourra pas le détecter.
ATTENTION/!/Tout skyblog ne contenant pas cette article sera supprimé pour alléger le système.

Merci de votre compréhension.
Toute l'équipe de skyblog

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 09:46

Sakura, Sakura...

Pour une fois que je suis au Japon et que mes dates de présence tombent bien...
J'évite pour l'instant le pic de chaleur humide estivale et surtout je profite depuis samedi dernier des grands parcs Tokyoïtes où les cerisiers sont à présent en fleurs.
Plutôt que des longs discours, les images seront cette fois-ci plus parlantes.
Une série de différents clichés pris récemment sous les sakura, en marge des sakura, à côté des sakura. En gros, sakura, sakura, sakura !...
NB: la réputation afférente est loin d'être usurpé et inutile de préciser que tous ces espaces verts deviennent durant une petite semaine un véritable régal pour les yeux...

# Posté le mercredi 29 mars 2006 09:17

La suite....

La suite....
De retour après avoir déserté à mes obligations d'écriture ces temps derniers, me revoici, bien décidé à partager avec vous mes quelques récentes impressions et expéditions.
J'en étais resté à mon voyage à Kyushu. Que le temps passe vite ! En effet, à peine le temps de s'arrêter un instant que nous sommes déjà passé à autre chose. Cette nuit-là, je suis descendu dans un hôtel à Kumamoto, capitale de la préfecture éponyme. Fatigué d'une journée de rencontres professionnelles et de quelques heures de transports divers, je n'ai qu'une envie, m'étendre sur mon lit king size et entrer en monologue muet avec moi-même.
Tiraillé par la faim, je me décide tout de même à sortir manger un morceau sur le coup de dix heures du soir.
Pas grand-chose dans le coin. Je fais donc halte au premier izakaya venu. Ce genre de petit bistro à l'ancienne, témoin du temps et ambassadeur d'une autre époque face à la concurrence féroce des chaînes modernes d'izakaya.
Il faut rappeler qu'autant les étrangers sont monnaie courante à Tokyo ou Kyoto, autant nous sommes ici dans le Japon reculé et les proportions de gaijins chutent donc d'autant.
Plus qu'un client en train de dîner seul ; mon voisin de comptoir. Nous faisons face au maître des lieux et à son épouse. La conversation s'instaure dès le début entre tous les protagonistes de la scène. Questions d'usage sur les raisons de ma venue, pays d'origine, âge, etc..


L'homme qui se trouve à côté de moi est également en visite ici dans le cadre de son travail. Il vient de Saitama et nous nous poursuivons notre conversation de manière très naturelle , et ce sans discontinuer.
Nous buvons à notre rencontre insolite et improbable. Il finira d'ailleurs dans un élan de bonne humeur par m'offrir le repas ainsi que les nombreux verres de shochu qu'il avait commandé à mon attention. Le restaurant ferme, nous devons donc y aller. Trop heureux d'avoir trouvé un compagnon plus bavard qu'une simple bouteille de shochu, il m'invite alors à poursuivre dans un autre bar. Pas le moindre en vue. Un restaurant de ramen uniquement. Qu'à cela ne tienne! C'est à présent autour d'une bouteille de sake et de quelques gyozas que nous nous asseyons. L'humeur se fait de plus en plus joyeuse et nous sympathisons avec le serveur qui termine justement son service dans une demie heure. Nous l'attendons pour quitter les lieux. Yoshi, mon compagnon de table de ce soir annonce alors fièrement qu'il va nous inviter dans un bar qui vaut le déplacement. Un taxi plus tard, nous arrivons au centre de la ville de Kumamoto et nous suivons notre ami qui entre dans un petit bar de la rue principale. 12000 yens (600F) par personne pour une durée de deux heures, tout compris. Tout compris, y compris pour chacun, deux jeunes femmes élégamment vêtues, mignonnes de leur personne et tout sourire depuis notre arrivée. Bingo, nous sommes en réalité invités dans un bar à hôtesses. Rien de salace pour autant. Un bar à hôtesses est un bar normal, où des jeunes filles vous font la conversation, rient à vos blagues pas drôles et s'émerveillent de façon plus que crédible de ce que vous pouvez être amenés à leur raconter en ces heures avancées. Parmi leurs autres attributions: remplir votre verre lorsque qu'il vient à être vide, allumer votre cigarette avant même que vous n'ayez songé à saisir votre briquet et enfin et surtout vous sourire...
Deux heures plus tard, il se fait trois heures et j'ai vraiment besoin de dormir. Je remercie mon hôte de ce soir après avoir été ramené à mon hôtel et je prends enfin congé de ce petit monde avant qu'un quatrième établissement ne vienne à se profiler.
Le lendemain, après quelques rendez vous, je reprenais l'avion en direction de Tokyo.
Je ne retournerai peut-être pas de sitôt à Kyushu. J'en garderai dans tous les cas un souvenir amusé...

NB : Une idée de la tête que je devais avoir à l'issue de ces pérégrinations nocturnes...

# Posté le mercredi 29 mars 2006 08:53

Retour à Tokyo

Retour à Tokyo
Et me voici de retour !
Ces deux journées passées loin de Tokyo auront été bien agréables.
Toujours pour le travail, je me suis envolé jeudi matin en direction de Kyushu.
Ligne intérieure, petit avion de rien du tout. Les turbulences sont tout de suite plus palpables. En même temps, il faut avouer que tout cela ajoute au charme de ce genre d'expéditions.
Ma première destination était la ville de Kokura.
Située au Nord de Kyushu, mon avion se posa donc dans le petit aéroport de Kitakyushu (Kyushu Nord). Nous arrivons en survolant la mer.





De mon hublot, je ne vois toujours pas la terre ferme tandis que l'altitude de l'engin se met à baisser sensiblement. Nous nous rapprochons dangereusement de la mer. Je commence à me poser des questions mais n'en suis tout de même pas encore au point de faire le bilan de ma vie. De toute façon, je suis assez croyant dans le destin, la fatalité, ce genre de chose et puis de toute façon il faut bien partir un jour. Bon, j'arrête les divagations car mon avion vient de se poser sur la piste qui était située juste en bordure de terre. Nous ne pouvions la voir à partir de notre fenêtre. Une sorte d'angle mort en quelque sorte?
Je sors de l'avion et me retrouve alors dans un aéroport de dimension lilliputienne.
Pas de difficulté pour trouver la sortie. Elle se situe à une trentaine de mètres du premier pas posé sur la terre ferme.
Trente minute de bus plus tard, me voici en train d'arpenter les rues de la ville de Kokura pour gagner mes lieux de rendez-vous. Pas grand-chose à signaler d'un point de vue boulot. Simplement, les personnes rencontrées sont aimables, disponibles, avides d'échanges. La différence avec certaines personnes rencontrées à Tokyo est sensible. Syndrome des capitales me répondrez-vous. La province, ce n'est pas si mal après tout. Je me promène un peu dans la ville sur l'heure du déjeuner. Pour être honnête je suis très agréablement surpris. Je m'attendais un peu à arriver en pleine campagne. Au contraire, je suis dans une vraie ville.Qui plus est, l'architecture est plutôt cohérente, homogène. C'est finalement plutôt rare au Japon. Grandes avenues dégagées, buildings modernes, rues commerçantes couvertes bien finies, une bonne surprise pour faire bref
Au détour de quelques ruelles, j'aperçois même au loin le toit d'un bâtiment ancien. Je poursuis un peu mon chemin et me retrouve donc dans les jardins du château de Kokura. De facture plutôt habituelle comme peuvent l'être beaucoup d'endroits de ce type au Japon.
C'est tout simple au final. Un château, un petit étang, de la mousse, quelques arbres. Quelques clichés plus tard, me voici à nouveau dans une gare pour prendre un shinkansen en direction de la ville de Fukuoka. Je reprends donc la route, content de cette découverte anodine mais bien sympathique. Ça peut sembler niais de se réjouir des petites choses, des petites découvertes. En attendant, celles-ci ont le mérite d'être bien réelles. Je vis ma vie au jour le jour car j'ai suffisamment attendu de choses qui ne venaient pas pour à présent apprendre à apprécier ce que j'ai devant moi quand cela se présente.
Il se fait un peu tard chez moi à présent et je continuerai donc ce récit demain.
Petit aperçu de la suite : des rencontres nocturnes insolites sur l'île de Kyushu, la suite du périple, le retour à Tokyo, un samedi de promenades en charmante compagnie, un dimanche à la mer sur l'île artificielle d'Odaiba à Tokyo?
Je vais me coucher car demain je reprends le boulot. Je tenterai de me prévoir une nouvelle destination de voyage d'@affaire à vous faire partager la semaine prochaine.
Bonne fin de week end !
Ps : désolé de raconter ma vie mais en même temps, c'est ce que je connais le mieux. En même temps, c'est un bon moyen de donner de mes nouvelles à mes amis et famille en France. Au passage, j'essaie de vous faire partager un ressenti par rapport au Japon, tout en essayant de ne pas répéter tout ce qui se dit dans la multitude de blogs consacrés au Japon...

# Posté le dimanche 05 mars 2006 08:06

Modifié le dimanche 05 mars 2006 08:17

A l'endroit comme à l'envers, c'est en bonne voie!!

A l'endroit comme à l'envers, c'est en bonne voie!!
De retour au boulot pour une nouvelle semaine après un week end pluvieux mais heureux.

Promenades, shopping, lèche vitrine et sorties nocturnes vendredi. Les clubs japonais sont agréables. Leurs visiteurs ne sont pas des extrémistes du monde de la nuit et savent rester plus simples que dans des endroits équivalents à Paris.

Je disais donc retour au boulot. Sans précipitation ; sans angoisse non plus. En fait, j'aime bien ce que je fais et même si ça ne sera que provisoire, autant s'en réjouir.



Presque une journée entière à organiser un déplacement professionnel de deux jours à Kyushu en fin de semaine.
Plongée à la verticale dans les atlas du Japon, les sites de réservation d'hôtels et d'avions.

Je serai donc parti jeudi et vendredi. C'est plutôt rapide pour prétendre connaître une île entière. Néanmoins, j'espère pouvoir intercaler quelques instants de découverte entre deux visites professionnelles et percevoir un peu l'ambiance locale.

La journée s'écoula rapidement. À peine sept heures quand les portes de l'ascenseur se refermèrent sur moi une dernière fois avant demain. Pourquoi ne pas aller faire un petit tour avant de rentrer.
Après tout, personne ne m'attend, alors autant en profiter.

Le 21 fevrier dernier a été inauguré en grande pompe le nouveau centre commercial « Omotesando Hills » . Quarante mille personnes massées devant les portes d'entrée. Les chaînes nationales ont largement communiqué sur l'événement, mais finalement attendre l'accalmie après la frénésie du lancement ne fut pas une vaine idée.

Quasiment situé au croisement de l'avenue Omotesando et de Aoyama, les attentes étaient élévées à l'égard de ce « mall » qui se devait de ne pas dénaturer le prestige du quartier.

Omotesando incarne en effet un centre névralgiques du luxe, de la mode et compte nombre d'enseignes prestigieuses de part et d'autre de ses deux rives boisées.

Le nouveau bâtiment sait se faire discret vu de l'extérieur. En réalité, cette simplicité et ces formes épurées dissimulent habilement six étages en hauteur et autant en sous-terrain.
Les trois étages les plus élevés inaccessibles aux visiteurs sont constitués d'appartements. Ils s'agit d'un remplacement des immeubles d'appartement présents naguère.

Dans l'enceinte de ce nouveau bâtiment imaginé par l'architecte Tadao Ando (sur lequel je reviendrai au cours de prochains articles), on se plait à ne pas sentir l'oppression inhérente à ce genre de centres. Au contraire, la structure même du bâtiment invite le visiteur à une agréable promenade en pente douce qui lui permet d'apprécier la succession d'enseignes mises à sa disposition.

Les yeux sont flattés en permanence. La structure est humaine et les écueils habituels sont évités. Nous n'évoluons pas ici dans un hangar commercial mais sur un sentier organique pensé avec intelligence et créativité.

Le centre est pensé en colimaçon. D'une longueur totale équivalant celle de l'avenue Omotesando, vous parcourrez sans discontinuer cette longue et unique allée tournante qui descend en serpentant sur plus de six étages.
(Des escaliers mécaniques qui savent rester discrets permettent néanmoins de court-circuiter la promenade si vous êtes pressés?)

Les quelques restaurants et cafés dont la sophistication ne serait-ce que visuelle ont de quoi laisser admiratif le chaland.
A côté de cela, maisons de mode, chocolatiers fins, horlogers ; nous cherchons encore la faute de goût?

D'emblée, force est de constater que les attentes fortes qui planaient autour de ce projet peuvent à présent pousser un vif soupir de soulagement.
Nous sommes ici à des années lumières de la nébuleuse tortueuse et labyrinthique de Roppongi Hills. Je m'attendais à un clone peu inventif de ce dernier.
Que nenni, c'est au final une leçon d'architecture fonctionnelle couplée à une leçon de design qui vient d'être administrée à l'aînée de Roppongi.

En tout cas, je sais à présent où j'irai déguster de somptueuses crêpes Suzette?

http://www.omotesandohills.com/

Nb : La photo est extraite du site perso http://shiromi.com qui de plus est très richement mis à jour depuis plusieurs années maintenant et que je recommande donc aux curieux...

# Posté le lundi 27 février 2006 08:56

Modifié le mardi 28 février 2006 22:46