Ce qui est agréable quand vous avez le sentiment de revenir chez vous, c'est de retourner dans tous ces petits endroits où vous vous plaisiez à aller à une période bien donnée.
Une ruelle sans intérêt, sauf pour vous. Un restaurant où vous vous revoyez encore partager les plats et les verres avec des amis.
Un chemin, que vous faisiez tous les matins pour vous rendre au travail que vous reproduisez au pas, aujourd'hui mains dans les poches en sifflotant car vous n'allez en fait nulle part.
Presque un pèlerinage en quelque sorte. À la différence près que seul vous en connaissez le trajet, car vous l'avez façonné au travers de vos rencontres et des hasards de la découverte à certaines époques de votre vie.
En remontant une des grandes avenues du centre de Kyoto, Shijo Doori, je m'arrête devant le department store Daimaru. Je descends au sous-sol, l'étage des produits alimentaires et traiteurs de toutes sortes.
L'hôtel dans lequel je travaillais dispose d'un corner pour la vente des produits traiteurs et pâtisseries labellisés du nom de cette chaîne d'hôtels.
Mon ancien responsable de stage, autrefois employé des ressources humaines de l'hôtel a été rétrogradé pour je ne sais quelle faute. Il est à présent vendeur de gâteaux sur le stand de l'hôtel.
Triste ironie que réserve parfois le destin aux gentils. C'en était un véritable.
À présent, il espère ne pas rester beaucoup plus longtemps que l'année qui vient déjà de s'écouler à ce poste déroutant.
Les clients se pressent autour du stand. En cette avant-veille de Saint Valentin, les magasins d'alimentation sont littéralement pris d'assaut. La foule est venue s'approvisionner en calories qu'elle sèmera autour d'elle avec amour le 14 Février.
Comme d'habitude, nous nous promettons d'organiser un dîner une prochaine fois. Comme ça nous aurons le temps de discuter davantage, disons-nous.
Délicates formules, vides de sens mais élégantes. Que nous dirions nous en réalité ?
Pas beaucoup plus que les quelques nouvelles mutuelles échangées l'espace des dix minutes passées.
Dix minutes pour le moins agréables qui ne nécessitent pas de suite.
Il y a finalement tant de personnes avec qui le procédé devrait être similaire.
Apprécier certaines personnes à petite dose, c'est aussi savoir les apprécier pleinement.
Rendez-vous pris pour dix minutes dans deux ou trois mois, peut-être?
À ma prochaine venue, Je préfèrerais néanmoins voir une tête inconnue à la place du visage familier.
Cela voudrait dire qu'une personne de plus a quitté le purgatoire?
Une ruelle sans intérêt, sauf pour vous. Un restaurant où vous vous revoyez encore partager les plats et les verres avec des amis.
Un chemin, que vous faisiez tous les matins pour vous rendre au travail que vous reproduisez au pas, aujourd'hui mains dans les poches en sifflotant car vous n'allez en fait nulle part.
Presque un pèlerinage en quelque sorte. À la différence près que seul vous en connaissez le trajet, car vous l'avez façonné au travers de vos rencontres et des hasards de la découverte à certaines époques de votre vie.
En remontant une des grandes avenues du centre de Kyoto, Shijo Doori, je m'arrête devant le department store Daimaru. Je descends au sous-sol, l'étage des produits alimentaires et traiteurs de toutes sortes.
L'hôtel dans lequel je travaillais dispose d'un corner pour la vente des produits traiteurs et pâtisseries labellisés du nom de cette chaîne d'hôtels.
Mon ancien responsable de stage, autrefois employé des ressources humaines de l'hôtel a été rétrogradé pour je ne sais quelle faute. Il est à présent vendeur de gâteaux sur le stand de l'hôtel.
Triste ironie que réserve parfois le destin aux gentils. C'en était un véritable.
À présent, il espère ne pas rester beaucoup plus longtemps que l'année qui vient déjà de s'écouler à ce poste déroutant.
Les clients se pressent autour du stand. En cette avant-veille de Saint Valentin, les magasins d'alimentation sont littéralement pris d'assaut. La foule est venue s'approvisionner en calories qu'elle sèmera autour d'elle avec amour le 14 Février.
Comme d'habitude, nous nous promettons d'organiser un dîner une prochaine fois. Comme ça nous aurons le temps de discuter davantage, disons-nous.
Délicates formules, vides de sens mais élégantes. Que nous dirions nous en réalité ?
Pas beaucoup plus que les quelques nouvelles mutuelles échangées l'espace des dix minutes passées.
Dix minutes pour le moins agréables qui ne nécessitent pas de suite.
Il y a finalement tant de personnes avec qui le procédé devrait être similaire.
Apprécier certaines personnes à petite dose, c'est aussi savoir les apprécier pleinement.
Rendez-vous pris pour dix minutes dans deux ou trois mois, peut-être?
À ma prochaine venue, Je préfèrerais néanmoins voir une tête inconnue à la place du visage familier.
Cela voudrait dire qu'une personne de plus a quitté le purgatoire?




