De retour au boulot pour une nouvelle semaine après un week end pluvieux mais heureux.
Promenades, shopping, lèche vitrine et sorties nocturnes vendredi. Les clubs japonais sont agréables. Leurs visiteurs ne sont pas des extrémistes du monde de la nuit et savent rester plus simples que dans des endroits équivalents à Paris.
Je disais donc retour au boulot. Sans précipitation ; sans angoisse non plus. En fait, j'aime bien ce que je fais et même si ça ne sera que provisoire, autant s'en réjouir.
Presque une journée entière à organiser un déplacement professionnel de deux jours à Kyushu en fin de semaine.
Plongée à la verticale dans les atlas du Japon, les sites de réservation d'hôtels et d'avions.
Je serai donc parti jeudi et vendredi. C'est plutôt rapide pour prétendre connaître une île entière. Néanmoins, j'espère pouvoir intercaler quelques instants de découverte entre deux visites professionnelles et percevoir un peu l'ambiance locale.
La journée s'écoula rapidement. À peine sept heures quand les portes de l'ascenseur se refermèrent sur moi une dernière fois avant demain. Pourquoi ne pas aller faire un petit tour avant de rentrer.
Après tout, personne ne m'attend, alors autant en profiter.
Le 21 fevrier dernier a été inauguré en grande pompe le nouveau centre commercial « Omotesando Hills » . Quarante mille personnes massées devant les portes d'entrée. Les chaînes nationales ont largement communiqué sur l'événement, mais finalement attendre l'accalmie après la frénésie du lancement ne fut pas une vaine idée.
Quasiment situé au croisement de l'avenue Omotesando et de Aoyama, les attentes étaient élévées à l'égard de ce « mall » qui se devait de ne pas dénaturer le prestige du quartier.
Omotesando incarne en effet un centre névralgiques du luxe, de la mode et compte nombre d'enseignes prestigieuses de part et d'autre de ses deux rives boisées.
Le nouveau bâtiment sait se faire discret vu de l'extérieur. En réalité, cette simplicité et ces formes épurées dissimulent habilement six étages en hauteur et autant en sous-terrain.
Les trois étages les plus élevés inaccessibles aux visiteurs sont constitués d'appartements. Ils s'agit d'un remplacement des immeubles d'appartement présents naguère.
Dans l'enceinte de ce nouveau bâtiment imaginé par l'architecte Tadao Ando (sur lequel je reviendrai au cours de prochains articles), on se plait à ne pas sentir l'oppression inhérente à ce genre de centres. Au contraire, la structure même du bâtiment invite le visiteur à une agréable promenade en pente douce qui lui permet d'apprécier la succession d'enseignes mises à sa disposition.
Les yeux sont flattés en permanence. La structure est humaine et les écueils habituels sont évités. Nous n'évoluons pas ici dans un hangar commercial mais sur un sentier organique pensé avec intelligence et créativité.
Le centre est pensé en colimaçon. D'une longueur totale équivalant celle de l'avenue Omotesando, vous parcourrez sans discontinuer cette longue et unique allée tournante qui descend en serpentant sur plus de six étages.
(Des escaliers mécaniques qui savent rester discrets permettent néanmoins de court-circuiter la promenade si vous êtes pressés?)
Les quelques restaurants et cafés dont la sophistication ne serait-ce que visuelle ont de quoi laisser admiratif le chaland.
A côté de cela, maisons de mode, chocolatiers fins, horlogers ; nous cherchons encore la faute de goût?
D'emblée, force est de constater que les attentes fortes qui planaient autour de ce projet peuvent à présent pousser un vif soupir de soulagement.
Nous sommes ici à des années lumières de la nébuleuse tortueuse et labyrinthique de Roppongi Hills. Je m'attendais à un clone peu inventif de ce dernier.
Que nenni, c'est au final une leçon d'architecture fonctionnelle couplée à une leçon de design qui vient d'être administrée à l'aînée de Roppongi.
En tout cas, je sais à présent où j'irai déguster de somptueuses crêpes Suzette?
http://www.omotesandohills.com/
Nb : La photo est extraite du site perso http://shiromi.com qui de plus est très richement mis à jour depuis plusieurs années maintenant et que je recommande donc aux curieux...
Promenades, shopping, lèche vitrine et sorties nocturnes vendredi. Les clubs japonais sont agréables. Leurs visiteurs ne sont pas des extrémistes du monde de la nuit et savent rester plus simples que dans des endroits équivalents à Paris.
Je disais donc retour au boulot. Sans précipitation ; sans angoisse non plus. En fait, j'aime bien ce que je fais et même si ça ne sera que provisoire, autant s'en réjouir.
Presque une journée entière à organiser un déplacement professionnel de deux jours à Kyushu en fin de semaine.
Plongée à la verticale dans les atlas du Japon, les sites de réservation d'hôtels et d'avions.
Je serai donc parti jeudi et vendredi. C'est plutôt rapide pour prétendre connaître une île entière. Néanmoins, j'espère pouvoir intercaler quelques instants de découverte entre deux visites professionnelles et percevoir un peu l'ambiance locale.
La journée s'écoula rapidement. À peine sept heures quand les portes de l'ascenseur se refermèrent sur moi une dernière fois avant demain. Pourquoi ne pas aller faire un petit tour avant de rentrer.
Après tout, personne ne m'attend, alors autant en profiter.
Le 21 fevrier dernier a été inauguré en grande pompe le nouveau centre commercial « Omotesando Hills » . Quarante mille personnes massées devant les portes d'entrée. Les chaînes nationales ont largement communiqué sur l'événement, mais finalement attendre l'accalmie après la frénésie du lancement ne fut pas une vaine idée.
Quasiment situé au croisement de l'avenue Omotesando et de Aoyama, les attentes étaient élévées à l'égard de ce « mall » qui se devait de ne pas dénaturer le prestige du quartier.
Omotesando incarne en effet un centre névralgiques du luxe, de la mode et compte nombre d'enseignes prestigieuses de part et d'autre de ses deux rives boisées.
Le nouveau bâtiment sait se faire discret vu de l'extérieur. En réalité, cette simplicité et ces formes épurées dissimulent habilement six étages en hauteur et autant en sous-terrain.
Les trois étages les plus élevés inaccessibles aux visiteurs sont constitués d'appartements. Ils s'agit d'un remplacement des immeubles d'appartement présents naguère.
Dans l'enceinte de ce nouveau bâtiment imaginé par l'architecte Tadao Ando (sur lequel je reviendrai au cours de prochains articles), on se plait à ne pas sentir l'oppression inhérente à ce genre de centres. Au contraire, la structure même du bâtiment invite le visiteur à une agréable promenade en pente douce qui lui permet d'apprécier la succession d'enseignes mises à sa disposition.
Les yeux sont flattés en permanence. La structure est humaine et les écueils habituels sont évités. Nous n'évoluons pas ici dans un hangar commercial mais sur un sentier organique pensé avec intelligence et créativité.
Le centre est pensé en colimaçon. D'une longueur totale équivalant celle de l'avenue Omotesando, vous parcourrez sans discontinuer cette longue et unique allée tournante qui descend en serpentant sur plus de six étages.
(Des escaliers mécaniques qui savent rester discrets permettent néanmoins de court-circuiter la promenade si vous êtes pressés?)
Les quelques restaurants et cafés dont la sophistication ne serait-ce que visuelle ont de quoi laisser admiratif le chaland.
A côté de cela, maisons de mode, chocolatiers fins, horlogers ; nous cherchons encore la faute de goût?
D'emblée, force est de constater que les attentes fortes qui planaient autour de ce projet peuvent à présent pousser un vif soupir de soulagement.
Nous sommes ici à des années lumières de la nébuleuse tortueuse et labyrinthique de Roppongi Hills. Je m'attendais à un clone peu inventif de ce dernier.
Que nenni, c'est au final une leçon d'architecture fonctionnelle couplée à une leçon de design qui vient d'être administrée à l'aînée de Roppongi.
En tout cas, je sais à présent où j'irai déguster de somptueuses crêpes Suzette?
http://www.omotesandohills.com/
Nb : La photo est extraite du site perso http://shiromi.com qui de plus est très richement mis à jour depuis plusieurs années maintenant et que je recommande donc aux curieux...
