7ème art et pompes à fric

7ème art et pompes à fric
Un petit stand croisé au détour d'un magasin de chaussures à Nagoya.
Vous avez bien reconnu; Il s'agit de notre Alain Delon adoré. Ne voyez là aucune boutade mais force est d'admettre qu'il gère bien ses fins de mois en fourguant ce dont il n'aurait même jamais fait la réclame dans l'hexagone : Des chaussures à son nom. La ligne de vêtements, accessoires et parfumerie a beau être en perte de vitesse au Japon, on en trouve encore quelques exemplaires ci et là.








Aprés s'être planté dans les parfums (Deux modèles portant les modestes noms de "Shogun" et "Samourai" dans un pays où l'usage de parfum est aussi répandu que l'ombrelle chez nous en été), puis dans les lunettes où les japonais privilégient les grandes marques internationales ou locales, voici les fonds de boutique de la collection Alain Delon shoes;

De piètre qualité qui plus est, il n'y a pas de quoi pavoiser.
Seul le slogan de la marque conserve un certain prestige acquis sur le nom du personnage, ses antécédents cinématographiques et surtout sa légendaire humilité.

"Alain Delon, c'est l'élégance de la modernité", en français dans le texte.
Encore un concepteur-rédacteur recherché pour abus de produit stupéfiants à l'heure qu'il est.

# Posté le dimanche 23 octobre 2005 18:20

pour rester dans le cheveu...et bien plus surtout.

pour rester dans le cheveu...et bien plus surtout.
Ici, photo d'un minuscule par la taille mais néanmoins énorme bar de Kyoto (situé dans un building dans le passage entre sanjo et shijo, le long du petit canal).


Le genre d'endroit que l'on a peu de chances de découvrir par soi-même sauf énorme coup de bol.
Cette nuit là, deux alternatives se présentaient à moi aprés avoir dîné avec un groupe de connaissances françaises : reprendre un train pour rejoindre mon logement ou passer l'heure fatidique du dernier afin de pouvoir rester flâner toute la nuit dans les rues de Kyoto.

Qu'auriez-vous fait? Pour ma part, je préfère de loin la deuxième solution.
Passer une nuit seul est la meilleure façon de faire des rencontres.

Première étape ce soir là : Investir une ramenya. La configuration de ce genre de petites boutiques structurées autour du comptoir favorise la communication avec ses voisins.
C'est ainsi que je fis la connaissance de Nishida et Yoshida, deux kyotoïtes fort sympathiques qui une fois leur bol de nouilles achevé et une heure de conversation bien engagée avec moi me proposèrent de m'emmener dans une de leurs adresses habituelles.

Cinq minutes plus tard nous nous retrouvons dans ce lieux répondant au doux nom de "Mushroom bar".
Enfoncé au troisième étage et dissimulé par la cage d'escalier, ce bar miniature contenant deux tables et un comptoir vaut vraiment le coup d'oeil.

Pour revenir aux cheveux, je ne vous ferait pas l'affront de traduire le nom du bar en français, mais inutile de dire que le patron respecte le dress code de l'établissemet à la lettre avec sa superbe coupe au bol à faire se pamer Mireille Matthieu.

Ceci est un détail mais en fait, la déco est pour beaucoup dans l'impression surréaliste qui émane de ce troquet.
Un patron ivre à chaque fois que j'y suis allé, des tons chauds et l'omniprésence de champignons et décors psyché 60's, le tout renforcé par une musique type remix techno des génériques de super mario.

Assis à tester une carte trés riche des boissons, vous ne verez plus le temps passer, jusqu'à ce que le ptron qui en a marre ferme boutique et invite tout le bar dans la boite hip-hop tenue par un de ses amis.
Pas le genre de boite où vous slalomerez entre 50% d'américains, 40% d'australiens et 10% de japonaises (proportion à peine caricaturale dans certains endroits).
Non, une vraie boite avec que des japonais (ce qui ne court plus tant que ça les rues au Japon. (Ras le bol des roppongi, namba et autres ambassades musicales de l'ocident...)
Cette fois ci, nous avions des groupes hip hop qui jouent en live, le public qui monte sur scène pour chanter et danser avec eux. tout ça dans une minuscule cave dont l'entrée se dissimule dans une ruelle perdue.
Il ne vous reste plus qu'à lancer le barman, les commandes de black russian en série (400 yens le cocktail) et à vous laisser porter en ne cherchant pas à savoir si vous rêvez ou non.


NB: Le Japon est définitivement un des seuls endroits sur terre où vous pouvez faire de telles rencontres, vous fier à des personnes que vous ne connaissez pas depuis plus d'une demie-heure et suivre le sens du vent jusqu'à ce type d'endroit insolites qui vous laissent à chaque fois de trés charmants souvenirs.

# Posté le dimanche 23 octobre 2005 17:52

Comme les autres...

Comme les autres...
Ouais!!! moi aussi j'ai mis une photo de shibuya (comme tout le monde).
Ceci dit, force est de constater que la première fois que j'y ai mis les pieds, un goût de déjà vu se faisait presque sentir tant les représentations du fameux carrefour sont nombreuses dans les livres, films, sites ayant pour décor ou objet le Japon. Un endroit qui a néanmoins retenu mon attention de par l'extrême vitalité qui s'en dégage.
Un plaisir certain que de se fondre dans la foule, se laisser exister en son sein, sans extrapolation autre que mettre un pied devant l'autre et se laisser bercer par la cacophonie des haut-parleurs et camelots modernes vantant les mérites de leurs enseignes.

# Posté le dimanche 23 octobre 2005 16:54

Coupe de winner

Coupe de winner
Juste pour le plaisir de partager avec toi, ami visiteur cette photo de coupe aux antipode des canons de la mode masculine au Japon.
Alors que la fashion victim' donnera plutôt dans le court, en épis, voire mi-longs avec de suptils ou moins suptils dégradés, cette personne manifestement de sexe masculin a osé la différence.
Cela mérite d'être salué, même si c'est moche...

# Posté le dimanche 23 octobre 2005 16:41

Quelques nouvelles fraîches...

Quelques nouvelles fraîches...
Après un petit temps d'absence, voici quelques news.
comme je le laissais entendre sur les précédents posts, je m'en suis allé passé l'été au Japon. Oscillant entre le Kansai, Nagoya et Tokyo deux mois durant et moins exotique je vous l'accorde au retour, trois semaines à Lille, me voici revenu à Paris;
trois derniers mois dans mon école de commerce (Essec à Cergy) et je repars ensuite à Tokyo en stage pour bosser six mois chez Cartier. Ca tombe plutôt bien car j'aime beacoup les montres;





Lors de mon passage au Japon cet été j'ai eu le bol de tomber sur une offre de stage à laquelle j'ai tout de suite postulé.
Comme j'étais sur place c'était assez pratique. une demie heure d'entretien en anglais, une demie heure en japonais plus tard et un mois d'attente afin 'attendre le verdict et me voici à nouveau parti vers le japon.
Je me prends un peu le chou sur le recherche de logement (si certains ont des bons plans, oshiete kurenaika?)
En clair, me voici encore en train de procéder à des au-revoirs anticipés à tous ceux que j'aime en France. en dehors de Famille , d'amis et de certaines habitudes pas desagréables du tout, tout cela serait bien plus facile, mais bon je ne suis pas à plaindre et suis conscient d'avoir beaucoup de chance dans la façon dont les étapes de ma jeune existence se succèdent...

NB: ici une photo de moi au temple senso ji cet été à tokyo (asakusa) en compagnie d'un ange tombé du ciel. Yume de son prénom. Rêve est une signification qui lui va comme un gant en matière de nom. C'est un petit secret entre moi et quelques rares personnes à qui j'ai raconté l'histoire complète, qui est difficile à croire, croyez moi, et un peu trop longue à raconter ici...(rien qui n'aille pour autant à l'encontre des bonnes moeurs, j'en vois déjà s'agiter les neurones dans le mauvais sens...)

# Posté le vendredi 21 octobre 2005 18:07

Modifié le samedi 22 octobre 2005 06:28